Le CIPC c’est fini…

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Alors que les réunions et différentes informations ont été très nombreuses cet hiver, il semble que tout le monde n’est pas au courant ou sous estime encore la disparition du CIPC pour la prochaine campagne.

Cet antigermintif, utilisé depuis plus de 50 ans, ne sera plus utilisable dès l’an prochain sous aucune ses formes (poudre, liquide pour pulvérisation et pour thermonébulisation). Tous les produits en stock ne seront plus utilisables et devront être détruits via la collecte PPNU. Attention, actuellement la LMR (Limite Maximale de Résidus du CIPC dans les pommes de terre) est de 10 mg/kg, elle sera l’an prochain de 0.3 ou 0.4 mg/kg. Toute application frauduleuse du produit sera donc très facilement détectable et entrainera la destruction des pommes de terre (en decheterie spécifique, même l’alimentation par le bétail ne sera permise).

Une LMR temporaire

Comme le CIPC est une molécule très persistante (incrustée dans le bois, le béton …) il y a un risque de contamination croisée de ces matériaux vers les pommes de terre alors qu’il n’y aura plus d’application. La LMR à 0.3-0.4 mg/kg sera accordée seulement de manière temporaire pour prévenir de ces contaminations croisées.

Nettoyer les bâtiments

Pour éviter au maximum ces contaminations, il est nécessaire de nettoyer scrupuleusement vos bâtiments du sol au plafond à l’issue de cette campagne (balayage, passage d’un aspirateur industriel, nettoyage haute pression à l’eau chaude, grattage des accumulations pour les bâtiments thermonébulisés, remplacements des matériaux défectueux…).

Les nouvelles solutions de conservations

Pour conserver vos pommes de terre l’an prochain, plusieurs solutions s’offrent à vous :

Aux champs :
     - l’hydrazide maléïque, (ITCAN, FAZOR STAR) à appliquer sur la végétation pour limiter la germination jusqu’au mois de décembre.

Dans les bâtiments :
    - le DORMIR (1.4 DMN) qui s’applique par thermonébulisation;
    - Le BioX M, il s’agit d’huile de menthe qui s’applique par thermonébulisation ou par évaporation;
    - L’éthyléne via le système RESTRAIN qui transforme de l’éthanol de betteraves en éthyléne directement dans votre bâtiment ou encore le système BIOFRESH qui injecte directement dans votre bâtiment de l’éthyléne stockée en bouteilles. Attention cette méthode bien qu’intéressante car économique interroge vis-à-vis de la coloration pour les destinations industrie. Les références avec cette solution sont peu nombreuses, la prudence est de rigueur pour le moment avec ces solutions pour l’industrie;
    - Le froid représente une soultion permettant de compléter ces différentes solutions.

Des travaux dans les bâtiments sont à prévoir

Il est bon de noter que toutes ces solutions nécessitent leur mise en œuvre dans un bâtiment ventilé et parfaitement étanche. Nombreuses sont donc les exploitations qui doivent revoir leurs solutions de stockage en rénovant les bâtiments, ce qui représente parfois de gros investissements. Notez que les nouvelles solutions antigerminatives n’existent pas en poudre ou en liquide à pulvériser lors de l’entrée des tubercules en bâtiments, il devient donc obligatoire d’avoir recours à la thermonébulisation dès septembre 2020. Stocker de manière précaire sans antigerminatif et vendre en décembre est possible. Cette solution est envisagée par beacoup plus de producteurs qu’autrefois, ce qui nous laisse craindre des déséquilibres de marchés donc des prix à la baisse sur ces périodes où l’offre de pommes de terre sera importante…

N’hésitez pas à vous rapprocher du service pommes de terre de la chambre d’agriculture qui peut vous renseigner sur ces différents points au 03 21 65 32 13.

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